Ostéopathie

Comment travaille l’ostéopathe

ostéopathie générale bulle
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La consultation ostéopathique débutera par une anamnèse médicale classique sur le motif de votre consultation. Elle se  poursuivra par un examen clinique permettant ainsi de poser un diagnostique et le type de prise en charge nécessaire. Au cas ou d’autres investigations d’imagerie (radiographies, IRM, scanner, …) ou biologique (prise de sang) s’avèreraient nécessaires, l’ostéopathe vous adressera (selon les cas immédiatement ou parrallèlement au traitement ostéopathique) auprès d’un autre professionnel de santé, généralement votre médecin traitant.  Il effectuera alors de nombreux tests de mobilité-élasticité sur les différentes structures du corps humain, déterminera les lésions ostéopathiques prioritaires et secondaires et les traitera.
A l’aide de techniques manuelles, il va réduire les restrictions de mobilité tissulaires et par la même rétablir leur fonction.

Ainsi, bien que le localisation d’une plainte spécifique aménera inévitablement l’ostéopathe à s’y attarder afin d’en déterminer les origines locales,  c’est bien les lésions sous-jacentes et génératrices d’une perturbation plus causale que l’ostéopathe recherchera en priorité.

Qu’est-ce que l’ ostéopathie

La médecine manuelle est très ancienne. Ainsi, Hippocrate déjà (460 av J-C- 370 av J-C) nous disait : « L’art de la thérapeutique manuelle est ancien et je tiens en haute estime ceux qui l’ont découvert, comme ceux qui de génération en génération me succèderont, et dont les travaux contribueront au développement de l’Art manuel de guérir.» Bien des années plus tard, c’est au médecin américain,  Andrew Taylor Still  (1828-1917), que nous devons la fondation du concept thérapeutique de l’ostéopathie. L’ostéopathie est une médecine, un art et une philosophie, à la fois préventive et curative, basée sur des techniques manuelles.

Depuis 2009, l’organisation des examens professionnels supérieurs  sanctionnant la formation sur 5 ans à plein temps  et les deux années d’assistanat a été mise en place par la CDS (commission intercantonal des directrices et directeurs de la santé publique). Ainsi, depuis 2012, seuls les titulaires d’un diplôme intercantonal CDS peuvent obtenir un droit de pratique autorisant la pratique de la profession en Suisse.
De plus, suite l’adoption de la Lpsan (loi sur les professions de la Santé) par le parlement suisse en 2016, le statut de l’ostéopathie et ses critères de formation (« bachelor et master of science in osteopathie ») est définitivement réglé au niveau fédéral en tant que profession de la santé.
La seule formation répondant à ces critères est actuellement dispensée à la Haute Ecole de Santé (HES) de Fribourg.

Quand consulter un ostéopathe

Le propre de l’ostéopathie est le diagnostique et le traitement (préventif ou curatif) des troubles fonctionnels (pertes de mobilité-élasticité) de l’ensemble des structures du corps humain. Son action vise à la résolution de leurs conséquences (douleurs, perte de mobilité, altération de l’état général de santé) voir tout du moins dans des cas particulièrement complexes à leur amélioration.

Bien que l’ostéopathie n’ait pas d’action thérapeutique spécifique sur certaines pathologies (tumeurs, infections, fracture, …) et que leur suspition par votre ostéopathe l’amenènera à vous inviter à consulter un médecin rapidement, une fois le diagnostic confirmé, la pathologie traitée médicalement et stabilisée, une prise en charge ostéopathique est tout à fait indiquée.

En effet, l’ostéopathe recherchera dans son diagnostique et son traitement (à l’aide de techniques douces et appropriés) à mettre en évidence et à traiter les troubles fonctionnels résultant des compensations mises en place par votre corps, ceux pouvant apparaître suite au traitement médical (chirurgie, immobilisation prolongée, plâtre, chimiothérapie…) ou encore ceux provoqués par une surcharge psycho-émotionnelle liée à la maladie.

Les indications d’un traitement ostéopathique sont très larges. Voici une liste non exaustive d’affections représentant de bonnes raisons pour consulter un ostéopathe:

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  • cervicalgie, torticoli, névralgie cervico-brachiale, whiplash (coup du lapin)
  • dorsalgie, douleur intercostale, névralgie intercostale
  • lombalgie, lumbago, sciatalgie, sciatique
  • hernies discales (lombaires et cervicales)
  • douleur et/ou trouble de mobilité des membres d’origine traumatique, adaptatif, inflammatoire local (épaule, bras, coude, avant-bras, poignet, bassin, cuisse, genou, jambe, cheville, pied)
  • névralgies
  • entorses ligamentaires
  • accidents musculaires
  • douleur et/ou trouble de la mobilité secondaire à l’arthrose au niveau du rachis et périphérique
  • suivi des pathologies rhumatismales inflammatoires en parralèle du traitement médical classique: polyarthrite rhumatoide, rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante, lupus, dermatopolymyosite, polymyosite, slerodermie, goutte, pseudo-goutte, …
  • suivi post-opératoire après chirurgie orthopédique rachidienne et périphérique
  • au niveau de la colonne vertébral: troubles dégénératifs rachidiens avancés (discarthrose, ostéochondrose, spondylarthrose, spondylose) avec conflit radiculaire non déficitaire ou partiellement déficitaire, spondylolysthésis (grade I, II), hyperostose vétrébrale sénile (DISH/Forestier), maladie de Scheuermann, cyphoscoliose (adolescent), canal spinal étroit,…
  • au niveau de l’épaule: algoneurodystrophie réflexe (dont caspuslite rétractile), lésion de la coiffe des rotateurs (non chirurgicale), lésion non chirurgicale du bourrelet glénoidien, subluxation récidivante, tendinites de la coiffe des rotateurs, impigment syndrome, …
  • au niveau du coude: arthrose, épicondylite et épitrochléite (vraie / d’origine articulaire, cervicogène, neurogène), syndrome du rond pronateur, syndromes canalaires sans déficit moteur (n. médian, cubital, radial), ostéochondromatose, algoneurodystrophie, …
  • au niveau de la main/poignet: tendinites (ténosynovite de De Quervain, des fléchisseurs, des extenseurs), arthrose (dont rhizarthrose du pouce), syndrome du défilée thoracique (TOS), syndromes canal carpien et du canal ulnaire (Guyon), maladie de Raynaud, …
  • au niveau de la hanche: arthrose de hanche, impigment syndrome, algoneurodystrophie, tendinites et tendino-bursites (notamment des adducteurs et du moyen fessier), ostéochondrite primitive (Legg Perthes Calvé), …
  • au niveau du genou: gonarthrose, chondropathie, lésions méniscales non chirurgicales, dysplasie rotulienne et instabilité, épiphysite de croissance (Osgood Schlatter), Tendinites (notamment quadricipitale et patellaire), bursites, maladie de Hoffa, plicae, …
  • au niveau de la cheville et du pied : arthrose, algoneurodystrophie, entorses, épiphysite de croissance, hallux valgus et exostose douloureuses, tendinites (Achille), fasciite plantaire, …

ostéopathe bulle indications digestif
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    • dysphagie
    • douleur d’estomac
    • reflux gastro-oesophagien
    • ballonements
    • difficultés de digestion
    • colon irritable
    • régurgitations
    • nausées
    • constipation
    • diarrhée
    • hernie hiatale

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      • céphalées (maux de tête), névralgie du trijumeau, migraines
      • sinusites à répétitions
      • otites à répétitions
      • vertiges d’origine mécanique
      • accompagnement des traitements orthodontiques

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      • bronchites à répétitions
      • asthme
      • suites d’intervention chirurgicale pulmonaire et cardiaque